FUCK YOU .On espère.
On est jeunes, on a du style, on crois en nous -ou on espère y croire-.
On est invulnérable ! on se sent tellement intouchables... que nous sommes insouciants !
On ris, on s'avantage, on bois, on baise, on s'aime.
On re-baise, on s'étale, on claque les billets de nos parents,
on pisse sur nos longchamps, on crame nos april 77, on re bois.
On sors, on aime toujours, -on croit aimer-, on re-baise, on casse,
on pleure, on a mal -on croit avoir mal- on prend ce putain de cachet,
puis, deux, puis trois, on s'étale alors dans ce putain de canapé
défoncé, baisé, niké, -on l'est sois même- oublian le monde,
oubliant les gens, leurs présences, on ferme nos yeuxs
injectés de sang, on lance un rire diabolique, on part, ailleurs.
On boi, on fume, on voit, on est funky ! -on se croit funky-
On se plaint, à notre voisin -celui qui tire allègrement sur nos clopes-
après tout, c'est notre ami. -on croit qu'il l'est- puis on pense à lui
à elle. on est obligé, on y revient tout le temps, on chasse
ces pensées, elles reviennent, lui/elle est toujours la.
alors on demande un autre verre, on reprend un autre cachet,
on refume un autre paquet, on regarde -on essais- le ciel.
On dramatise, "ma vie et fichue sans lui/elle" on pleure.
On dramatise, vraiment tout. Alors, convaincu, on prend
des résolutions, on n'aimera plus jamais, on vole ce coeur
de pierre, dans cette vitrine de glace, on adopte un ton suffisant,
on est tout connement désanchanté, -ou jeunes& torturés ? -
On lis des pavés agréablements déprimants, d'auteurs déprimés,
On écoute son i-pod blanc, sessions "groupe drogués/déprime"
on s'envole, on pars, on plane, on pleure, on meurt, à petit feux...
non ! NON ! Pas encore ! encore un peut de temps, un petit répis,
Faibles, on se lèvre, on rassemble sa force, on re-sort,
-sans but- on rebois -sans but- et puis, au comble de la folie,
dans des salles enfumés, on le/la rencontre. Et merde,
tout recommence, on a les deux pieds dedans, bien trop tard,
coeur de pierre, en mode guerre, ne résistera pas.
alors....On ris, on s'avantage, on bois, on baise, on s'aime.
On ris, on s'avantage, on bois, on baise, on s'aime....
On ris, on s'avantage, on bois, on baise, on s'aime....
On y croit corps et ames, jusqu'a ce que la descente entame sa sinistre progression.
On espère,
oui, on espère.
on rêve.
Et peut à peut,
l'espoir se perd
.